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Pourquoi la fièvre jaune ? Tout simplement parce que le Senor coconut allemand aussi connu sous le nom de Uwe SCHMIDT, Atom Heart ou bien Atom™ a décidé de reprendre le YELLOW MAGIC ORCHESTR A en un mambo électronisé et malgré tout d'un autre temps. (Hé oui) Après un disque de réadaptation de Kraftwerk dans le même registre, c'est au tour du groupe my thique japonais des années 70 d'être revisité (un poil moins électro ce coup-ci). Mais qui se cachait derrière l'orchestre magique jaune ? Le trio SAKAMOTO Ryûichi (mondialement connu), HOSONO Haruomi (undergroundement connu) et TAKAHASHI Yukihiro(confidentiellement connu). Peut-être que vous trouverez que chroniquer un disque non japonais est un peu tiré par les cheveux alors que le milieu musical du pays est d'une richesse inouie, mais ces trois références de l'underground et de la pop culture se retrouvent comme invités à rejouer leur propres morceaux dans des versions électro-mambo. Voici donc un hommage dont il est sympathique de parler. Tous les fans de YMO se délecteront de ces versions aux cuivres fiévreux, où la chaleur tropicale colore les tubes pop déjà teintés d'exotisme par les trois membres à leur époque. De plus, la chanson « Ongaku » chantée en japonais ramène à une relecture tout aussi intéressante que prenante. On retrouve la richesse des mélodies si chère au groupe. Une démarche que ne renierai pas HOSONO ou SAKAMOTO, eux-mêmes attirés par l'iconographie pop que renvoie l'exotisme. Voir entre autre « Bon Voyage » ou « Tropical Dandy » de « Harry » HOSONO Jr ou bien « Beauty » de SAKAMOTO. Une façon pour les fans de la première heure de se replonger dans un lifting rétro-moderne de YMO. Et aussi un moyen pour ceux qui ne connaissent que SAK AMOTO de découvrir l'esprit initiateur qu'a pu inspiré le groupe pop avant-gardiste. Et voilà comment faire la fête en sortant de l'ombre les précurseurs de la culture pop au Japon. |
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Originaires de Bordeaux, Sylvain Quément et Guillaume Castagné forment le duo électronique multimédia Gangpol und mit. De son côté Sylvain n'hésite pas à prendre les platines sous le nom de DJ Plaong ! pour faire partager ses goûts en confiseries musicales japonaises. A l'occasion d'Operazione Tatami, il a bien voulu se soumettre au questionnaire du Sushi de Proust. Pourquoi tu aimes la musique japonaise ? -Ton groupe japonais ou artiste préféré ? -Quel poisson tu préfères ? -Quel musique aimes-tu écouter en mangeant des sushis ? -Que penses-tu du fait que Johnny Hallyday ne soit pas connu au Japon ? -Avec quelle personnalité japonaise aimerais-tu manger des sushis ? -Ta couleur préférée et pourquoi ? -Ton 45 tours du mois / de l'année / du siècle (de préférence japonais si possible, sinon c'est pas grave) ? -Ton film japonais préféré ? -Que représente "Le sushi de proust" dans ta vie de tous les jours ? |
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Salut !
En fait, qui suis-je ? Bien sûr, je suis un chanteur japonais un peu taré qui, à chaque apparition scénique, dit bêtement, qu'il est le plus beau au monde. Je possède de nombreux talents fous pour mener le peuple. Vous ne me connaissez pas ? Mais bon, je dois continuer... Et comme c'est dans un papier gratuit consacré à la culture japonaise, je voudrais profiter de cette occasion pour vous présenter les chanteurs japonais des années 70, que j?aime depuis toujours. La mise en scène des chanteurs "populaires" était créée par des grands professionnels (paroliers, compositeurs, arrangeurs, chorégraphes, costumiers, coiffeurs, etc.), SAUF par le chanteur lui-même, qui n'avait simplement qu'à chanter les chansons bien préparées et cela avec toutes ses forces.Donc, ils évoluaient dans un univers très décalé, donc très intéressant pour nous. Nous allons en jouir Aujourd'hui : Mlle YAMAMOTO Lynda "Né la-i-uti (Coup de fou visé)" sortie en 1973. Une partie de paroles : Comme "Oh là-là ", c'est "Oh là-là". De "Oh-là-là", ce monde de "Oh-là -là " existe pour moi. Ne me quitte pas des yeux ! Je ne tarderai pas à épouser un riche parti. Mon corps astiqué à mort, vaut,mérite la situation. Dieu m?a donné cette beauté. Il faut que j?en fasse bon usage. Sinon ce serait un péché ! |
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Il y a trois genres de « Sud » au Japon, malgré le nord. La première, exotique. Le deuxième, cool et urbain. Et le troisième, folklorique. Comment les distinguer? Ce n'est pas toujours facile... Première tentative : crier à son dos, « Cynthia ». Le « Sud » s'il tourne vers vous en disant qu'il adore le côte ouest (des Etats Unis), c'est raté. Largement. Mais s'il se met à genoux en faisant le signe de la croix, c'est elle. Saori Minami, la chanteuse exotique originaire de l'île d'Okinawa Deuxième tentative : crier à son dos, « Nanko Bushi ». Le « Sud » s'il tourne vers vous avec son mari photographe, c'est raté. Pathétiquement. Mail s'il prend sa guitare acoustique en racontant ses voyages sentimentaux, c'est lui. Kosetsu Minami, le chanteur folklorique originaire de Kyushu.
Troisième tentative : crier à son dos, « Sexy you... ». Le « Sud » s'il tourne vers vous disant qu'il s'appelle Monsieur, c'est raté. Sincèrement. Mais s'il pense que toute la musique vient du Brésil ou quelques choses comme ça, c'est lui. Yoshitaka Minami, le chanteur qui adore le boogie lent originaire de Tokyo. Voilà les trois « suds », ou « Minami » du Japon. La première est clairement la plus belle et la plus intelligente, tandis que le deuxième n'a pas grande chose à part le fameuse « Kanda Gawa », le morceau préféré d'Augustin Berque, le japonologue. Quant au dernier, je l'adorais en particulier pour la chanson accompagnée du film, « le boogie lent s'il te plaît ». Atsuko Asano et Masato Furuoya y jouaient. Magnifiquement. Masato Furuoya joue également dans le film « Ecoute le chant du vent », si vous en connaissez l'existence... |
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Les plus royalistes par leurs habits, les plus japonais par leurs origines, les plus français par leurs pays d'adoption, les plus ringards par leur musique, mais surtout les plus drôles par leur humour. Les Romanesques deviennent incontrôlables avec la sortie de deux nouveaux albums intitulés " Blanc Neige " et " Noir Neige " en même temps que leur best-of qui compile tous leurs délires musico-égocentrico-kitschs. Loin des clichés de la musique japonaise contemporaine, ils réussissent à être inclassables entre cabaret, manga, pop, le tout dans un monde finalement très romanesque. |

