Samedi 19 février 2005
|
Il est grand temps de vous faire découvrir Hanzo !
Produit et interprété par Shintaro Katsu , avec à la réalisation, Kenji Misumi, The Sword of Justice réunit le casting magique déjà à l'origine de nombreux chefs d'œuvre (Zatoichi, Baby Cart…) pour s'élever vers des sphères rarement explorées. Qui est Hanzo The Razor ? Hanzo est un samouraï hors-pair, Hanzo est un flic efficace, insolent, et surtout possède un sexe d'une taille démesurée. Bref, un vrai justicier ! En somme, Itami Hanzo c'est le Super flic- samouraï, doté de gadgets et de super-pouvoirs. Et quels super-pouvoirs !!! Amis masculins, asseyez-vous tranquillement devant The Sword of Justice, le premier film d'une série de trois (The snare 1973, Who's got the gold 1974), et découvrez vos pires et plus grands fantasmes. Pour les femmes ça sera selon vos goûts car Hanzo est une sorte de drogue sexuelle. A vos risques et plaisirs !!! Parfois à la limite de la série Z Hanzo The Razor : The Sword Of eunovniindispensable, bourré d'inventivité, saupoudré de musique Funky. Quand le Marquis de Sade rejoint Shaft. |
|
Kaji Meiko est l'héroïne vengeresse culte du cinéma d'exploitation japonais des années 70, son aura fantomatique fournira la matière première de Kill Bill, mais plus encore elle traversera une série de films tordus et dingues dont Female Convict #701 Scorpion est la matrice. Matsu, accepte par amour pour un policier véreux, d'infiltrer un gang de trafiquants de drogue. Démasquée, violée puis trahie par son amant, Matsu tente de se venger mais finit en prison...et deviendra Sasori le numéro 701.
Attention, Female Scorpion n'est pas qu'un simple film de prison de femmes. Même si chacun aura sa dose de sexe et de violence sadique, vous y trouverez plus, un vrai plaisir de cinéma, cadrages hallucinants, effets de lumières et décors dans la lignée des films de Seijun Suzuki. Dès lors plus le film avance plus la narration devient elliptique et surréaliste. Voir la terrifiante scène des douches, dont la folie furieuse rappelle le Suspiria de Dario Argento (1977). ...Si vous en avez l'eau à la bouche profitez de la filmo selective qui suit, car la femme scorpion n'est pas seule. Sasori !!! Preparez vos lecteurs DVD, car le premier épisode fini, "Elle s'appelait Scorpion"(2) vous attendra, "Lady Snowblood 1 & 2"(chambara crépusculaire) vous absorberont et si par chance vous tombez sur "Female convict Scorpion : Beast Stable" (3) vous serez enfin prêt à voir le Chef d'œuvre de Kaji Meiko. |
|
Au cours d'une nuit d'octobre 1831... La légende: "un village de pêcheurs dans le fief des Sabai, disparut en entier. On ne retrouva jamais la trace de ses habitants. Les gens disaient qu'ils avaient été enlevés par les Dieux". La réalité: "le bateau transportant l'or du shogun s'est échoué sur les côtes, les villageois furent exterminés et l’or volé par le clan des Sabai". Suite au massacre, Magobei quitte le clan, laissant derrière lui sa fierté de samourai et sa femme. Trois ans plus tard, il reprend les armes lorsqu'il apprend que la légende est sur le point de se répéter. Hideo Gosha, spécialiste du chambara, nous livre avec Goyokin, ce que pouvait être "le grand silence" de Sergio Corbucci au Western Spaghetti : un grand film crépusculaire enneigé. Plus encore, il réussit à délivrer un message politique fort, tout en portant son film vers des sommets de beauté fantastique. En cela, il annonce la série des Lady Snowblood*, où l'ambiance du film semble se dégager de l'aura fantomatique de son héros torture. Goyokin, un bijou sous le signe du corbeau.
*1 & 2 de T. Fujita 1973-74 avec Meiko Kaji |
|
Yeah !!! Gozu !!! Sous influence du Twin Peaks de David Lynch (la série), le trublion Japonais Takashi Miike, signe un classique instantané du cinéma fantastique. Complètement barré et drôle, le tout servi par une mise en scène posée et lente dans l'esprit d'un Kiyoshi Kurosawa, Gozu fascine, emballe et ne déçoit jamais. Présenté à Cannes, le film avait déconcerté
nul ou génial
mon choix est fait
enfin du vrai cinéma moderne qui n'a pas froid aux yeux.
Deux Yakusas en route pour Nagoya. L'un pète les plombs durant le trajet, il meurt d'un coup comme assoupi puis disparaît. L'autre, lié au premier par une amitié quasi homosexuelle, essaye de le retrouver
mais sa quête va être semée d'embûches car
il n'est pas de Nagoya.
Encore une fois, Takashi Miike joue avec les codes des films de Yakusa et d'horreur et les transcende.
Il s'inscrit dès lors dans la lignée du cinéma de genre des années 60 / 70, ces films qui surprennent encore aujourd'hui par leur invention et leur folie (Zatoichi, Sasori, Hanzo, les films de Suzuki). Croyez-moi !!! Oh fan de série B déviante !!! Miike est notre sauveur !!! Pour dire on n'a rien vu de tel depuis "L'antre de la folie" de John Carpenter (1993).
A vos platines Dvd
placez y le trio magique : "Ichi the killer"
"Dead or Alive"
"Gozu"
et depechez vous car la liste s'allonge, le sieur Miike pond 4 films par an.
|
Ground Zero |
Bimbo Tower |
CULOTTE |